Tonyglandil

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     Il se sait beau, il se sait riche mais n’y peut pas grand-chose. De toutes façons, il n’a pas de raisons de s’excuser ; ni pour la suffisance de son père, ni pour l’argent de sa famille. Il s’ennuie. Alors il collectionne les jolies filles et les costumes anglais. Sa mère trouve que cela lui sied à ravir ; les costumes surtout, mais les filles aussi. Je l’ai vu hier, affalé dans le grand fauteuil en cuir, rêvant le poing sous le menton, les yeux bleus dans le vide. A sa place, calé comme il l’était, j’aurais probablement gratté mes testicules. Lui, dévoilait avec nonchalance une très belle Patek Philippe en attendant bien patiemment qu’elle vienne. Il a vu Louise et a sourit. A chaque fois qu’il lui sourit, et il fait ça souvent, il affiche une denture impécable. Une élégante rangée de ratiches bien alignées, blanches et brillantes comme pour une pub de dentifrice. S’il était con, je l’appellerais Tonyglandil. Mais il est loin d’être con, et il le sait aussi. 

PS : ceci est une tentative de texte illustré, à la manière d’un grand Môsieur du Webe dont j’avais adoré l’ouvrage, s’il passe par là, qu’il n’y voit qu’un hommage.

 


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