Archive pour 18 septembre, 2011

Des avantages de la copie.

     Il y a au moins une chose de claire, la copie c’est bon pour le moral ; ainsi que le disait La compagnie créole.  J’en veux pour preuve un dernier exercice d’apprentissage que je me suis imposé : Copier, sans calquer, un dessin connu et le colorier sans trop dépasser. Cette tentative de plagiat totalement assumé m’a rendu euphorique à tel point que j’en ai oublié ma dose dominicale de  carambar.

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      Tout d’abord, cela m’a permis de rajeunir de quelques années, à l’époque où je m’inspirais des muscles saillants de Daredevil pour produire à mon tour des personnages en collants colorés. Cette période, que mes futurs biographes qualifieront d’année arlequin,  a été très brève. Trop brève ? Je fus alors  sensible aux critiques acerbes qui décrivaient mes multicolores supers héros comme la troupe de Béjart faisant une virée au Queen. Cela mit prématurément fin à ma carrière chez Marvel et m’obligea, pour rassurer ma fiancée du moment, à officialiser mon abonnement à New Look.

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     Mais pour revenir au plagiat : quelle joie que de passer d’un dessin vers un dessin. J’avais oublié à quel point il est instructif de ne pas réfléchir, la langue tirée et la main appliquée. Je me demande d’ailleurs si on ne devrait pas réhabiliter les vertus des écoles de copistes. On en profiterait pour remettre au goût du jour la tonsure. Elle a, selon moi, un peu plus d’allure que les crêtes capillaires de nos pré-pubères boutonneux ; mais je m’égare.

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   Je rajouterai aussi que la reproduction ne suscite que de la bienveillance : chaque raté  sera qualifié d’interprétation, chaque réussite perçue comme le seraient les gammes d’un musicien. Ce dernier ne sera jamais compositeur, mais on l’admire quand même. La chance qu’ils ont ces bougres de musicos. Si j’aurais su j’aurais choisi pianiste.

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   Et puis, outre le rajeunissement  inattendu, l’apaisante vacuité zen produite par l’exercice et la conquête facile du public, il y a le résultat. Résultat dont on peut allégrement se vanter ou se désolidariser selon l’humeur. Par exemple, pour faire taire la critique il y aura le : ‘Oui Monsieur, c’est Mucha qui a mis des oiseaux dans les cheveux de la dame, moi je n’y suis pour rien. Soyez donc respectueux. Il est mort vous savez’. Ou alors, pour peu que les tonalités déclenchent l’admiration : ‘Si, si c’est moi qui ai choisi ces couleurs là, je n’étais pas friand de l’original…’

  Quant au premier qui, à propos des œuvres choisies pour être reproduites içi, parle de la décoration de chez Michou, autant qu’il sache que j’assume désormais mon coté féminin (et mes collants). 

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