Archives pour la catégorie … humeur

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Bonne Année

Une bonne année à tous.

Bonne Année dans ... humeur bonne-fêtes1-1024x679

Pablo et la crevette (Soirée mexicaine 2/3)

    ‘T’as qu’à décortiquer les crevettes’ avait-elle dit. Et Pancho était là, telle la poule devant le couteau ; Mais si le gallinacé désemparé est brave, le pistolero désorienté est tout aussi courageux, n’en doutez pas. D’ailleurs, je ne sais plus qui a dit : « Le premier signe de l’ignorance, c’est de présumer que l’on sait. » mais une chose est certaine : Pour un fier mexicain sans moustache, il est hors de question de montrer la plus petite faiblesse ou bien d’avoir un manque de connaissance. Aucun macho ne pourrait admettre une incapacité technique pour une activité habituellement dévolue à la gente féminine ; ainsi, pour notre sombre héros, les premiers signes de son ignorance en crustacés décapodes se traduisirent en une longue lutte épique, une orgie bruyante. Sa présomption se matérialisa en une formidable bataille opposant une horde affreuse de bêtes en carapace et un homme seul, inexpérimenté.

     Ce fut une véritable boucherie. (‘Poissonnerie’ est plus adaptée mais sonne moins bien). Au bout d’un moment, l’homme était là, éreinté par tant de vaillants efforts, les muscles tétanisés, la larme à l’œil, les doigts sales et puants. Fatigué mais victorieux, il était las, disais-je. En fond sonore, la chevauché des Walkyries avait scandé la lente défaite des roses adversaires, plus nombreux certes, mais déjà cuits ; et bien cette musique, doucement, s’estompait. Sur le champ de bataille, dans l’éclairage rouge du soleil couchant, deux tranchées s’observaient ; dans l’une gisait un tas informe de chair éclatée, de corps écrasés, coupés, déchiquetés, une purée visqueuse de boyaux roses et dans l’autre, étalées sans ordre en une mare rouge et blanche se trouvaient des pattes arrachés, des têtes coupées, des carapaces brisées ; dérisoires protections transparentes désormais inutiles. Ce que Pancho vit là c’était le Verdun de la crevette.

     Devant tant de violence, devant tant de désordre, et cédant à l’émotion que ce désolant spectacle provoquait ; de la bouche honteusement crispée du valeureux général sortit alors un cri, un seul : ‘Guernica !’. Vous croyez que pour cette douloureuse éphiphanie et pour les blessures consécutives à sa lutte il eut droit à un enthousiaste remerciement ? Et bien, non : un regard consterné, un sourcil relevé et un « Guernica ? Merci Pablo, souhaitons que tu sois meilleur peintre que cuisinier. »

     A vous de juger….

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    Alors d’accord, le cubisme du verre est involontaire mais la crevette est à peu près ressemblante, non ? Et puis de toute façon le personnage fictif, son nom c’est Pancho, pas Pablo. Faudrait pas confondre. Sinon, il va se facher le sombre héros. Compris ?

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Pancho et la Soubrette (soirée mexicaine 1/3)

   Décidément, rien ne  va plus. Il fut un temps béni où les épouses savaient tenir leur place et les hommes au salon, taiseux et sages, pouvaient tranquillement s’envelopper de tabac. Et bien c’est officiel, les traditions se sont perdues. La preuve : le calvaire subi samedi dernier par monsieur P. et ses amis ; calvaire dont vous trouverez le compte rendu détaillé ci-dessous. Pour d’évidentes raisons de respect de la vie privée, les personnages sont fictifs et toute ressemblance avec la réalité est un pur effet du hasard.

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    Afin de concourir aux phases qualificatives ‘D’un dîner presque parfait’, S. et P. étaient  convenus que la soirée serait mexicaine. Une décision commune, soit. Mais alors pourquoi le gentil P. n’a pas eu le droit de porter sa célèbre moustache à la Pancho Villa alors que cela leur aurait assuré une sacrée bonne note coté ‘animation’. C’est vrai quoi, du temps de nos grand-pères c’est quand même eux qui décidaient de la longueur de leurs rouflaquettes sans subir de dictat esthétique féminin. On m’objectera qu’en ces temps-là, ces messieurs, pour défendre leur famille, allaient mourir dans les tranchés et que cela les autorisait à faire preuve de fantaisie dans leur pilosité. Je rappelle que notre génération souffre l’enfer chaque samedi après-midi dans les allées d’IKEA. Ces combat ci méritent bien une soirée en moustache. Elles ne tiennent plus leur place vous dis-je, les ingrates.

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     Moustache ou pas, P. (dit Pancho) est d’un naturel cruel. Il adore l’idée d’imposer des plats pimentés à des invités trop polis pour refuser. Malgré les brimades capillaires, il était donc de bonne humeur pendant les préparatifs. Il avait passé une matinée entière à se gaver de rugby ; puis en début d’après-midi il avait évité toute forme de bricolage grâce à un impératif besoin d’une sieste méritée. Reste qu’en fin de journée, pleinement reposé, il est passé profiter du spectacle fascinant qu’offrent les femmes au foyer quand elles transpirent au dessus des fourneaux. C’est à ce moment là qu’il a été victime d’un étonnant et brusque accès d’empathie. Accès suffisamment rare pour être noté et qui s’est traduit par un surprenant ‘Chérie, que puis-je faire pour toi ?

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    Il faut parfois savoir se taire me direz vous. Il l’a bien cherché avec ses questions. Que non pas mes braves, que non pas ! Pancho ne prenait pas beaucoup de risques. En effet, treize ans de bévues et d’oublis répétés ont réussi à convaincre sa compagne qu’il est d’une totale inutilité dans une cuisine. A ce propos, nous conseillons à tous les jeunes gars récemment encouplés de pratiquer la bourde culinaire systématique durant les trois premières années de vie commune. Il est aussi souhaitable de ne pas savoir comment marche un fer à repasser. Ces investissements les libéreront de toute tâche ménagère pour les décennies à venir. Oubliez la Rolex, un homme de 50 ans a réussi quand il peut dire :  c’est quoi une buanderie ? Où en étais-je… Ah oui,  ‘que puis-je faire… ?’ Et bien, ce soir là, au lieu du ‘Non, non c’est bon, vas donc faire des aquarelles » ; réponse banale qu’il était en droit d’attendre de la part d’une épouse débordée mais admirative, il s’est vu répondre : ‘Goûte moi ça s’il te plait’.  Vous avez vu le culot qu’ont les femmes d’aujourd’hui ; la formule de politesse cache à peine l’inadmissible impératif. Personne n’est dupe.

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    Ceci dit, à bien y réfléchir, que lui soit dévolu le rôle de gouteur en chef était plutôt flatteur. Sans conteste mérité quand on connait la subtilité de ses papilles gustatives ; mérité mais flatteur. En plus cela lui a permis de rajouter du Tabasco en lâchant un rire sardonique. Vous voyez la méchante reine de Blanche Neige s’agitant dans le noir et vert au dessus de sa marmite, et bien pareil. Franchement : imaginer un hôte les joues rouges et les larmes aux yeux c’est quand même chouette non ? D’ailleurs, depuis, l’ajout tardif d’une dose létale de Tabasco s’appelle le coup du sombre héros. Bref, Pancho avait l’opportunité de réaliser ses fantasmes sadiques et son orgueil était flatté. A tel point qu’imprudent il a enchainé par un ‘autre chose ma soubrette ?’ Et là, le piège s’est refermé. ‘T’as qu’à décortiquer les crevettes’. Notez l’absence de point d’interrogation dans la phrase précédente. Nous sommes entourés de perfides, un point c’est tout.

   La suite dimanche prochain…

Humour culinaro-mathématique

     ‘Il y a trois sortes de personnes, celles qui savent compter et celles qui ne savent pas’. Ah ! Que j’aurais aimé trouver cette formule moi-même. Au lieu de quoi alors que je cherchais à faire le pitre pour illustrer de manière drôle un cahier de recettes, j’ai imaginé le dessin ci-dessous.

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      Que voulez-vous, on a l’humour qu’on peut, ma bonne dame. La citation de Benjamin DERECA fera sans doute sourire ceux de la première sorte alors que les fans de l’Olympique de Marseille savoureront mes tomates à la provençale. Il y aura peut être quelqu’un pour apprécier les deux ;car comme disait Euclide à Archimède un beau matin d’avril (-270) ‘ Mais oui Archi ! on peut aimer à la fois les grands clubs, les crudités estivales et les isomorphismes.’  

Plaisir matinal.

     Dans les combles, écouter en sourdine un peu de pop française vieillissante et sentir dans les pièces adjacentes dormir celles que j’aime. Affalé sur le plancher, tranquillement finir, dans les premières lumières du jour, le livre de la veille ; puis tailler mes crayons et tenter deux trois trucs. Peindouiller un moment alors que le café fume et que l’odeur amère et forte me tient compagnie. Poster ici un improbable chef d’œuvre, une bêtise ou deux ; imaginer quelques sourires virtuels.

     Et puis surtout, attendre les petits pas des filles qui vont venir dans leurs pyjamas rayés, le regard fatigué et l’haleine chaude me faire la bise du matin….

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     Ce matin donc, un grand merci à Jacques Brel, pour toujours le plus grand. Un merci tout particulier à Madame Fred Vargas qui partage si bien son Paris gris et bleu, peuplé de clochards bien vivants et de flics poètes. Enfin, une bise à Lucette, ma cafetière italienne qui chaque dimanche matin me laisse vider ses tripes pour mon plus grand plaisir. Je lui devais bien ça.

L’aubergine dans la littérature.

   Ô toi, dont la robe satin, d’une couleur sombre semblant du sang mêlé aux affres de la nuit, brille d’un feu profond, et ben, j’t’aime pas du tout et pi t’as le corps mou. J’admets que le grand Charles fit pour toi un poème mais moi, j’peux pas t’aimer par’sque t’es trop salée.

Dans les caveaux d’insondable tristesse
Où le Destin m’a déjà relégué ;
Où jamais n’entre un rayon rose et gai ;
Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse, 

Je suis comme un peintre qu’un Dieu moqueur
Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ;
Où, cuisinier aux appétits funèbres,
Je fais bouillir et je mange mon cœur, 

Par instant brille, et s’allonge, et s’étale
Un spectre fait de grâce et de splendeur.
A sa rêveuse allure orientale,

Quand il atteint sa totale grandeur,
Je reconnais ma belle visiteuse :
C’est Elle ! noire et pourtant lumineuse. 

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     C’est beau, non ? Et ça l’est d’autant plus que M.Baudelaire déclarait ainsi sa passion dévorante (si j’ose dire) pour l’aubergine. Personne n’y vit rien et tout le monde s’extasia. J’vous jure ! Il était temps que je vous livre la vérité. D’ailleurs, si Charles avait vraiment osé, son livre se serait intitulé : « Les légumes du mal » et nous aurions plus facilement reconnu l’affreuse chose mauve quand il s’interrogeait ainsi (1) :
          ‘Es-tu le fruit d’automne aux saveurs souveraines ?

     Il se trouve que Charlie et moi, ne partageons pas le même goût pour cette étrangeté violette qui fait penser au pénis turgescent d’un vieux Schtroumpf aviné. Chaque été on voudrait me voir avaler la plus sombre des mauves herbes. C’est oublier que je suis du coté d’Häagen-Dazs et de Kronenbourg, et que j’exècre ce légume. Voilà pourquoi, j’ai cherché dans la littérature quelques allusions subtiles à ce succédané de vin en gelé. Allusions qui montrent que nombreux sont ceux qui ont discrètement parlé de cette nauséabonde et brillante ignominie. J’ai des potes qu’ont écrit des trucs, j’ai ouvert leurs bouquins, pris quelques pages au hasard et c’est édifiant : l’aubergine est partout.

     C’est d’elle dont parlait Aragon quand il disait (2)
           Avec vous pas besoin d’y aller de main morte
           Vous êtes ce manger que les corbeaux emportent ‘ 

     Blaise Cendrars qui devait en manger en pagaille ne les trouvait pas à son goût et n’hésitait à les décrire de la manière suivante (3) : 
     
     Ce sont de tout petits êtres qui sentent terriblement mauvais
          
Leur membrane est gluante 

     Il y eut même un esthète irlandais pour afficher clairement son dégout à l’égard de ce protozoaire mauve. C’est un peu confus (c’est un étranger, on lui pardonne) mais notez le « rien qui est noir mais germinatif » ! (4) 
           Les amoureux des chevaux et des femmes  
           Sauront bien déterrer, d’en dessous le marbre des tombes 
           Ou de la nuit d’entre le putois et la chouette  
           Ou du rien qui est noir mais germinatif…. 

     On ne sait plus de quel coté se trouve ce cher Jean Cassou, oublié depuis, mais qui disait cela à propos du légume lit de vin(4) : 
          
Une rose s’est noyée  
         
dans une coupe de vin, 
         
et, défaillante, effeuillée,  
         
elle exhale son destin. 

     Guillaume le divin, voyait dans l’aubergine une femme sans couleur, à la peau si brillante qu’elle était un miroir (6). Pourquoi pas. 
          
Frôlée par les ombres des morts
          
Sur l’herbe où le jour s’exténue
          L’arlequine s’est mise nue
 
         Et dans l’étang mire son corps

    Paul Eluard lui aussi savait que le vif éclat de sa coquille est bien trompeur. L’intérieur est pourri, il nous a mis en garde (7)
          
Pourquoi suis-je si belle ?  
         Parce que mon maître me lave. 

     Le comte de Lautréamont, que l’on a soupçonné (à tort) de fumer sa moquette, avait au moins le mérite d’être clair lorsqu’il en décrivit un couple de solanacées (merci Google) comme le monstrueux résultat d’une attaque de méduses sur son postérieur  (8) 
        
Elles ont regardé avec attention les deux parties charnues qui forment le derrière humain et, se cramponnant à leur galbe convexe,  elles les ont tellement écrasées par une pression constante, que les deux morceaux de chair ont disparu, tandis qu’il est resté deux monstres, sortis du royaume de la viscosité, égaux par la couleur, la forme et la férocité. 

    Bref, l’aubergine est célébrée par tous. Et ben tant pis, cela ne change rien, Solanum melongena non placet, moi j’aime pas ça. !

(1)    Charles Baudelaire : L’amour du mensonge (Les fleurs du Mal)
(2)    Aragon : sans titre (Le roman inachevé)
(3)    Blaise Cendras : Ornithichnites (Au cœur du monde)
(4)    W.B. Yeats : Les Gyres (quarante-cinq poèmes)
(5)    Jean Cassou :  la rose et le vin (la rose et le vin)
(6)    Appolinaire : Crépuscule (Alcools)
(7)    Paul Eluard : Les petits justes, II (capitale de la douleur)
(8)     Isidore Ducasse : chant quatrième (Les chants de Maldoror)

勇気

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いざとなれば勇気が湧いてくる 

‘C’est Beau’.

    Si un jour de printemps, en regardant un tableau qui vous plaisait, vous avez exprimé à voix haute ce que vous pensiez tout bas et qu’à la cantonade silencieuse vous avez jeté un retentissant ‘c’est beau’ ; et bien honte à vous, malheureux. Qu’avez-vous donc dit là ? Pourquoi exprimer de manière simple concise et vraie une opinion personnelle alors que vous auriez pu développer une théorie complexe, impersonnelle et absconse sur les vertus philosophiques de la poïétique ? Heureusement que je suis là pour vous éviter de refaire une telle erreur de débutant.

    Heureusement que je suis là ! Et oui, car même si je n’ai pu trouver le formidable ‘Phénoménologie de l’expérience esthétique’ de Mikel Dufrenne,  j’ai quand même terminé son charmant ’Esthétique et philosophie’ (en trois tome s’iou plé, si si) où j’ai trouvé la limpide tirade ci-dessous. Si vous en venez à bout sans mourir de rire, elle vous permettra de tranquillement toiser le péquin lors de votre  prochain vernissage. Elle vous rendra hautain, prétentieux et suffisant ; ce qui est, n’en doutons plus, la meilleure façon de parler d’Art.
‘Car si l’expérience esthétique est celle d’un apparaître, c’est parce que l’être de l’objet réside dans cet apparaître, parce que l’objet est tout entier sensible, tout entier offert à la sensibilité : le dévoilement n’est pas l’acte de l’Être, c’est la vocation d’un être, et c’est pourquoi cet être appelle à ma sensibilité, comme déjà à la sensibilité du créateur pour qui chaque esquisse doit apparaître pour comparaître devant son jugement. ‘ 

    Heureusement que je suis là car je vais vous éviter de vous ruiner. J’ai acheté pour vous ce touchant recueil qu’est ‘Philosophie analytique et esthétique’. Il s’agit de textes rassemblés par la douce Danielle Lories . Un ouvrage moins complet que son émouvant ‘expérience esthétique et ontologique de l’œuvre’ mais j’y ai  trouvé de quoi faire le paon dans le plus mondain des cocktails parisiens. Comme j’ai la générosité d’un pélican un jour de marée noire je vous livre l’extrait en question, il est dû à la plume facetieuse de Nelson Goodman, grand farceur devant l’éternel (et son tonton René) pour avoir inventé l’exemplification métaphorique.
‘Il y a 5 symptômes du caractère esthétique : 1. la densité syntaxique….2. la densité sémantique… 3.La plénitude relative… 4. l’exemplification… et enfin 5. la référence multiple et complexe, où un symbole remplit plusieurs fonctions référentielles intégrées et en interaction, certaine directes et certaines médiatisées à travers d’autres symbole’ 

       Heureusement que je suis là pour vous permettre de draguer les étudiantes en histoire de l’art en paraphrasant ce brave René Passeron auteur, entre autres gentilles choses, d’un étonnant ‘Pour une philosophie de la création’ où j’ai trouvé pour vous cette jolie phrase.
‘S’il y a une paradigmatique du pictural, c’est, si je puis dire, une paradigmatique poïétique perturbée par les interventions successives des peintres.’
 

       Heureusement que je suis là parce que j’ai aussi (re)lu une partie du toujours très drôle ‘Paralipomena, autour de la théorie esthétique’ du truculent T.W Adorno. (Il faut dire qu’avec un prénom comme Thédor-Wiesengrund, on a intérêt à savoir faire rire les copains). A la page 59, il explique mieux que moi pourquoi il n’est pas de bon ton de s’extasier devant un tableau. Et vous pourrez, grâce à moi, facilement jouer le critique vaniteux et fat que nous rêvons tous d’être en susurant cette merveille de simplicité :
‘La crise du sens de l’art, provoquée de manière immanente par l’irrésistible moteur nominaliste va de pair avec l’expérience extra-esthétique, car le contexte intra-esthétique qui constitue le sens est le reflet d’une signification de l’existant et du cours du monde en tant que signifiant d’un apriori inexprimable et de ce fait d’autant plus efficace.’ 

     Bref, le prochain qui dit ‘c’est beau’, je lui botte les fesses, non mais.

Premier clown triste.

   J’avoue sincèrement avoir trouvé l’idée de cette tentative en me promenant sur le site de Soluto. Il a récemment posté un magnifique détail du visage de Buster Keaton. Un régal de subtilité froide et une intensité dans le regard qui m’a ému. Il n’en fallait pas plus pour que je tente à mon tour d’immortaliser dans l’encre et l’aquarelle ce grand clown triste et silencieux. Petit portrait d’un échalas mélancolique au regard doux ; il ne riait jamais mais on le trouvait drôle. Je vous invite ensuite à aller , comprendre pourquoi, il y a d’un coté les amateurs et de l’autre ceux qui les inspirent. Merci messieurs.

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