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Autocroquis hebomadaire

      Pour expliquer, sans l’excuser, mon absence momentanée sur le ouais-beuh, une petite série de croquis que je dédis à tous mes camarades en costume qui s’agitent, à tort et à travers, dans toutes les usines du monde dit civilisé. La gestuelle ci-dessous, trop rapidement illustrée par mes soins limités, représente les cinq pas principaux de la parade nuptiale du jeune cadre dynamique. Etant de moins en moins jeune, j’admets compenser par un dynamisme exagéré. Au risque de choir. Car le pire dans tout ça c’est que je peins mieux que je ne courre. C’est dire !

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     Lundi : L’espace entre l’ombre et le pied suggère que je suis capable de lévitation bouddhiste inopportune et gracieuse. Un talent qui jusque là m’avait échappé.
     Mardi : La coupe cintrée de la veste laisse à penser que j’ai des hanches de divinité africaine et le nombril dans le plexus solaire… Malheureusement, ce n’est pas totalement faux.
     MercrediAbsolument madame, il est tout à fait possible de courir avec une main dans la poche et un attaché case en guise de préservatif… c’est une question d’entrainement.
     Jeudi : Il est regrettable de n’avoir pas changé de cravate ! Il me semble en effet reconnaître ma jolie rouge en peau de lézard, celle assortie à mes yeux. En tous les cas je continue à faire preuve d’un goût vestimentaire douteux puisque j’ai troqué ma veste caca d’oie contre la blouse de Joseph Pagnol.
     Vendredi : Quelle audace dans le levé de jambes, un dirait un french cancan. Dommage d’avoir exagéré la tignasse. Disons qu’avec ces cheveux là, il faut souhaiter que ce soit vers mon coiffeur que je me précipite. Souhaitons lui bonne chance.

     C’est promis, la semaine prochaine je mets mon réveil à l’heure.

Cruelle destiné.

     Aujourd’hui j’ai perdu un pinceau ! Je suis triste et inquiet. Je n’ose imaginer le sort qui attend mon Raphaël petit gris pur N°0.4 (ou presque…) J’espère qu’il ne finira pas dans la trousse d’un écolier de grande section, petit voyou sans coeur qui appuiera dessus comme s’il tenait un feutre, dans l’espoir enfantin de dégorger au plus vite le trop plein de rose fluo qu’il aura utilisé pour peindre le troisième œil de son papa. Non, je préfèrerais encore qu’il soit parti se refugier dans le sac à main d’une gourgandine fauchée qui saura mieux que moi prendre soin de son long corps robuste et de sa mèche rebelle et tant pis si c’est pour maquiller ses joues d’un rouge plus tapageur que délicat. 

     Ceci dit, pour protester contre l’absence d’oraison funèbre digne de ce nom et en signe de deuil, la troupe entière s’est mise en grève. J’ai donc, tel le Général Patton, subi de plein fouet les effets pervers d’une solidarité pour un camarade perdu au combat. Plus un poil qui voulait se tremper et plus aucun crayon prêt à suer. Devant la page blanche impatiente, je n’avais pour m’accompagner que le ronronnement rassurant de mon ordinateur qui a décider de donner des leçons de vocalises à Médor (le chat). 

     Voilà pourquoi, afin de laisser le travail de deuil se poursuivre au sein de mon carton à dessin, vous devrez supporter un série de photos prises hier dans le charmant petit port de Pleneuf.

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     Bon, allez, j’avoue tout : elles sont toutes truquées mais si personne n’en parle, moi je promets de ne plus recommencer.

Attachez vos ceintures, svp.

     Je veux bien admettre que les carreleurs, parfois penchés sur leur dur labeur, laissent alors entrevoir le début d’une raie dont on aurait préférer s’épargner la vision. Faisant appel au sens aigu de la solidarité que partagent les victimes d’un embonpoint naissant, je leur pardonne. En effet, cette attitude, pour eux, ne cache ni une volonté de séduire une bourgeoise endimanchée égarée sur un chantier, ni un choix vestimentaire dicté par l’évacuation immédiate d’un vent intempestif ; tout au plus une petite maladie professionnelle.

     Par ailleurs, je suis prêt à profiter du spectacle admirable qu’un mannequin féminin offrirait au monde en laissant le début de sa croupe apparaître là où ses reins se terminent. Je pardonne aussi à ces pauvres filles qui n’ont pas d’autres choix que de poser dans une tenue imposée. Je sais bien que ceux qui font la mode connaissent parfaitement les ressorts cachés que les vieux libidineux actionnent lorsqu’ils assouvissent leurs fantasmes vestimentaires en achetant, pour la fête des mères, des strings hors de prix à des épouses surprises qui se seraient contentées d’un bouquet de fleurs du jardin.

     Mais en revanche qu’un adolescent boutonneux m’inflige le spectacle disgracieux d’une étiquette Calvin Klein à chaque pas que sa démarche de faux gangster lui permet ;  là je dis non. C’est vrai, quoi ! Dès que son bras maigre refuse de remonter un pantalon beaucoup trop grand, je suis obligé de soupçonner que quelque chose d’à peine velu et de très transpirant se cache derrière un coton blanc à la propreté douteuse. Et c’est à me dégouter d’une balade en ville.

     C’est pourquoi, je cherche désespérément un illustrateur qui partagerait comme moi un goût très restreint pour les sous-vêtements masculins apparents et qui serait prêt à illustrer avec goût et talent mon futur ouvrage d’intérêt public. Ouvrage dont la pitoyable maquette vous est présentée ci -dessous et qui s’intitule : « La ceinture pour les nuls ».

_ceinture02.jpg

 

Création du blog.

     Aujourd’hui, création du blog.  Pour en arriver là, j’ai d’abord choisi 101 images dans ma collection de chef d’œuvres. J’avais l’intention dévoiler l’intégralité de mon œuvre picturale, sans aucune censure. Mais j’avoue tout de suite que l’étendue de ma galerie se limitant à 108 croutes, j’ai décidé de vous épargner :
     2 portraits tendance « cubiste involontaire »
     3 paysages tendance « il faut arrêter les psychotropes à la montagne »
     1 marine tendance « Ah bon ? C’est un bateau, le machin vert avec le drap !
     et 1 nature morte tendance « mais c’est quoi donc le truc au fond ? »  

     Ensuite, avec un sens très masculin de l’organisation j’ai disposé toutes ces merveilles dans des petits albums bien étiquetés. Comme j’avais commencé par l’album « tentatives minimales », j’ai cherché un tas d’adjectif en « al » pour les autres albums. Histoire de faire l’original (sic). Cela me semblait une bonne idée jusqu’à ce que je réalise que dorénavant, je pourrai peindre en toute saison sauf au printemps (puisque « printanal » ça n’existe pas !) Bref, maintenant tout est en place dans l’attente de mon premier visiteur…. A partir de demain, je vais tâcher de faire un commentaire sur chaque tableau, cela me permettra de ne pas oublier leur petite histoire.  

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