Archives pour la catégorie … picturales

Lamballaise

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     Elles sont à l’aise les lamballaises.

 

Rébellion !

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     Quel iconoclaste je fais, un vrai rebelle : v’la t’y pas que j’ose mélanger les serviettes et les torchons. Enfin, une vraie remise en cause de la société contemporaine par un artiste engagé. Vive moi, mon courage politique et la force de mes convictions.

Mirabelle

     Ah ça c’est sûr, la peinture animalière, c’est piégeur. Ne serait-ce que pour le choix du sujet. Je sais maintenant qu’il est plus facile de faire une coccinelle pour une chambre d’enfant qu’une lionne pour les toilettes du premier étage. Dans le premier cas, l’âge du public autorise toute sorte d’interprétations artistiques à l’exception des débordements car – ne pas dépasser - est pour les écoliers le signe ultime d’un coloriage réussi. Dans le second cas le temps passé dans les lieux d’aisance permet au visiteur de bien détailler les illustrations, ce qui ne pardonne rien.

     En fait, la lionne est un peu délicate à faire poser. Il faut se donner la peine de l’apprivoiser à grand coup de côte de zébu ou de rôti de buffle. Puis il faut la faire entrer dans le salon sans en parler au chat jaloux, interdit de séjour (jeu de mot). Surtout,  il faut  l’obliger à se tenir droite sans qu’elle ne bouffe le hamster de tante Lucienne affolé dans sa cage (Le hamster pas la tante). Il faut aussi passer de longues minutes à gratouiller le menton du félin de sorte que ses poils se dressent dans la pénombre. Il est conseillé de lui lire Oscar Wilde pour qu’elle sourie très légèrement, les babines pincées, à l’anglaise. De même, faire cuire à proximité un ragout de lapereaux détendra ses narines. Enfin, si vous passez en boucle le DVD du Roi Lion vous êtes assuré de lui donner le regard concupiscent d’un VRP au bois de Boulogne…..D’un autre coté, une fois morte et convenablement épinglée, la coccinelle est immobile.

     Mais bon, comme j’aime les challenges et que j’ai peur des épingles, je vous présente Mirabelle. 

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     Pour les aquarellistes de passage qui n’auraient pas envie de pousser jusqu’à mon premier étage, je dirais que j’avais fait mon possible. J’avais même tenté le coup du drawing gum pour réserver un peu de blanc et réussir de longs poils souples et fins. A la vue du résultat,  j’ai l’impression que ma belle a avalé un oursin immaculé, que des cotons tiges sont restés plantés dans son conduit auditif et que des câbles enneigés lui poussent sur le front.  A l’avenir, je pense réserver l’usage du DG (comme disent les initiés) à mes tentatives neigeuses de Val Thorens ou à une représentation de Godzilla déguisé en hérisson géant.  Bref, désormais je hais le drawing gum et si j’osais je dirais un truc du genre :  #g@h»e)& !

     Et demain, je fais un cafard, un ver de terre ou un cloporte.

Charlotte

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     Petite surprise pour mes invités : j’ai fait une tentative de portrait de leur fille. J’espère qu’ils seront contents, même si elle est encore plus mignogne dans la réalité.

     Deux heures d’efforts pour conclure que faire le portrait d’un vieux moche qu’on ne connait pas, ça va, ça passe. Enfin, j’veux dire, on ne vexe personne. C’est vrai quand on y pense, des vieux moches y’en a un peu partout. Alors que tenter de reproduire le joli minois d’une jeune fille dont les parents sont des amis, c’est un coup à ne plus avoir d’amis. Mais bon, une chose est sûre, ils ne viennent pas pour ma cuisine.

     Ceci dit, il va vraiment falloir qu’une bonne âme m’explique comment faire des p…… de cheveux. Dans la réalité les siens sont légers et lumineux, alors que sur le papier…pfff… S’il vous plaît, camarades peinturlureurs de passage, pensez à moi, je ne voudrais pas passer ma retraite à reproduire les visage de Fabien Barthez, Nicolas Canteloup ou des quelques vieux moches qui joueront au échecs avec moi les dimanches de pluie.  Merci.

Carnet de voyage

      Pour faire un carnet de voyage, en plus du matériel habituel il faut un carnet à spirale, une chaise pliante, une bouteille d’eau et du talent. Et puis surtout, il faut voyager.

       A propos du carnet, non seulement j’insiste sur les spirales, qui permettent d’arracher des pages en toute impunité, mais je conseille aussi de passer un gros coup de feutre noir sur le nombre de pages. Cela évite un recensement officiel de vos ratés.

      La chaise pliante n’est pas obligatoire. Elle permet de se relaxer, les jambes croisées et les bras ballants. Vous pourrez ainsi répondre aux multiples demandes d’autographes avec un air détendu mais concentré. En effet, si le photographe est tranquille, le peintre amateur est une curiosité. Pour preuve : aucun des nombreux touristes présents au Mont St Michel ne vous posera de questions sur votre focale si vous agitez un Nikon au milieu de la foule ; mais sortez un pinceau au fin fond du désert de Gobie, histoire de peindre une dune de sable, et aussitôt un attroupement d’indigènes se penchera sur votre épaule pour vérifier si vous n’êtes pas Titouan Lamazu. Bref, il faut prévoir une chaise pliante parce que, debout, dédicacer des chefs d’œuvre, c’est fatiguant et qu’accroupi, on a toujours l’air d’un moine bouddhiste constipé.

    Pour la bouteille d’eau, les bulles n’ont absolument aucun impact, je le dis par expérience. A condition d’aimer les tâches l’eau de mer en revanche donne de jolis effets. A ce propos, je m’autorise une petite remarque utile : il y a de fortes chances que le liquide finisse sur  vos chaussures. Donc, il ne faut pas trop remplir la bouteille. Sauf, bien sûr, si le contact du nylon humide sur votre gros orteil vous donne des sensations fortes. Sait-on jamais. 

     Quant au talent, si vous en manquez, ce n’est pas grave. Faites comme moi, prenez plusieurs carnets.

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     Le pot de fleur sur le placard de ma salle de bain vous ayant laissé indifférents, j’en ai conclu que pour les voyages, plus c’est loin mieux c’est. Mais, il faut quand même trouver un sujet pas trop difficile quand on veut peindre en voyage, non ?  Et il faut qu’il fasse beau. Ce qui, pour le coup, force le Breton à sortir de chez lui. J’connais un gars qui peut, sous la pluie, peindre des bateaux dans le vent, des pêcheurs en casquette et des casiers de poissons mais y fait rien que m’énerver tellement il est fort. l’gars. Je conseille plutôt de se spécialiser dans les villages pittoresques sous un ciel délavé. Un village cela ne bouge pas et un ciel bleu vous garantit du beau temps. Le résultat émouvra le chaland qui se prend pour Ulysse : ‘quand reverrai-je, de mon petit village…. Et en plus, depuis la chanson de Ridan, vous toucherez aussi bien les rappeurs banlieusards que l’association des amis de Joachim du Bellay.  

   Mais voyager n’est pas indispensable, il suffit de faire comme si. Moi par exemple, j’ai dessiné le truc ci dessous comme si, sur le bord d’un chemin, en levant la tête j’avais aperçu une petite chapelle accrochée sur sa roche, une église isolée, vieillissante et fragile. Comme si, prenant à peine le temps de jeter un croquis, j’avais rapidement colorié, sous le souffle chaud du midi, une colline verte et un piton rocheux.  Comme si, fasciné par les étranges efforts dépensés par les hommes pour honorer leur Dieu, j’avais facilement représenté la lumière du Sud posant comme une offrande une ombre fraîche aux pieds des trop vieux murs.

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     En réalité, mon carnet à spirale, très amaigri, n’a connu comme souffle chaud qu’un coup de sèche-cheveux. Ma chaise est pliante certes, mais ses roulettes n’ont jamais quitté le sol du grenier et ma bouteille d’eau, prévue pour boire, n’a servi qu’à mouiller mes chaussettes. Quant à mon périple, un grand merci à Google Earth qui permet de passer pour un peintre voyageur sans quitter le confort du bureau et l’éclairage fade d’une ampoule basse consommation. Et rien ne fut, ni facile, ni rapide…

     Mais j’m’en fous des voyages, je reviens d’un samedi chez Ikéa. Je n’aime plus les Suédoises.  

Mise en abyme

   Pour dessiner ce qui se trouve sur le placard de ma salle de bain, j’ai passé un bon moment sur le trône. Devant mon absence prolongée dans ces lieux, la maisonée a failli appeler Police Secours. Quand j’ai expliqué que je préparais une mise en abyme, j’ai eu droit à un moment de silence désapprobateur. Cela m’a empêché d’apporter encore plus de matériel et j’ai donc dû terminer le coloriage, de mémoire, dans un autre endroit. Mais j’ai tout bien fait, sans dépasser et presque avec les bonnes teintes. Vous noterez d’ailleurs qu’en dépit de la rumeur, non seulement je suis un optimiste mais en plus j’aime les plantes vertes. Et oui, pas de branche mourante dans ma version.

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Métropolitain.

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Me suis pris pour un artiste, j’ai encadré la chose.
PS : Merci au photographe

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Histoire d’Ô.

  Bande de petits coquins, c’est un abreuvoir. Carte postale de montagnes sêches où l’on entretient des fantasmes météorologiques.

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La relève

    Anniversaire. J ’ai été assailli par des lutins qui se prenaient pour Matisse….

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     J’ai perdu  : Leur cochon en slip bleu vaut tous mes croquis.

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    Mais tant pis, je n’abandonne pas ma carrière artistique….bande de petits saloupiots.

Cailloux

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