Archives pour la catégorie … picturales

La choucroute autrichienne

L’original est sûrement dans un coin du Web, je vous livre ici une piètre tentative de copie. Pour ceux qu’un jeu des sept erreurs tenterait, sachez qu’à la vérité, il s’agit d’un subtil portrait d’une jolie femme triste. Sous mes doigts experts, et sans que je m’en aperçoive, elle s’est transformée en travesti  méditant sur le meilleur moyen de trucider son coiffeur. Comme quoi, il suffit de pas grand-chose !

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J’espère quand même que les Autrichiens ont un peu le sens de l’humour, surtout les morts, car il me semble avoir retrouvé le coiffeur en question. Question choucroute,  c’est pire !

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PS : bon d’accord, c’est copié sur Monsieur Egon Schiele mais j’ai pas décalqué alors j’ai droit de faire le pitre. Non mais !

Gris de payne

     Figurez vous que  le goût des couleurs semble être héréditaire alors que le sens des priorités saute au moins une génération. 

     Hier, alors que j’étais plongé dans un tableau Excel peuplé de chiffres de plus en plus mystérieux et de calculs doués d’une réelle liberté, j’ai été interrompu par un petit lutin malicieux qui m’a annoncé que le chat était malade. Comme j’ai un sens des priorités assez particulier, j’ai écouté d’une oreille distraite cette constatation et j’ai continué à lutter contre le surprenant esprit contradictoire des logiciels américains. Devant mon indifférence affichée, le lutin en question ne s’est pas laissé démonter et s’est même lancé dans une âpre négociation sur la conquête de mes genoux et l’utilisation partagée du matériel informatique. Fatigué devant tant d’insistance, j’ai fini par céder sur la première partie de ses revendications. En d’autres termes, je me suis retrouvé avec, bien installée sur mes cuisses, une naine tenace à qui j’interdisais fermement de jouer à son tour avec l’ordinateur familial. J’avais beau expliquer que tous ces petits signes dans les jolies cases n’étaient pas destinés à distraire les enfants mais qu’ils avaient pour but de satisfaire un chef sans humour ; je me heurtais à une comédienne expérimentée qui commençait à verser quelques larmes, aussi pathétiques qu’artificielles. Je ne cédais pas, bien décidé à produire un résultat mathématiquement cohérent. C’est alors que j’ai entendu cette phrase magnifique qui montre à quel point les centres d’intérêt des enfants et des adultes divergent.

     « Et ben, si tu m’laisses pas jouer à l’ordi, je te dirais pas de quelle couleur il est le vomi du chat ! »

     Bien évidement, j’ai immédiatement capitulé pour me rendre en vitesse au chevet du souffreteux félin, abandonnant derrière moi la machine tant convoitée. Cette défaite tragique m’a amené à deux constatations primordiales. Premier enseignement : ma fille ayant essayé de faire passer la santé d’un animal avant quelques obscures contraintes profressionnelles, je suis maintenant convaincu que ma progéniture, en dépit de son jeune âge, a un meilleur sens des priorités que leur indigne père. Deuxième enseignement : ayant eu le loisir de bien observer les régurgitations de l’animal, je sais que ma fille a hérité de moi cette étrange fascination pour les mélanges de gris de Payne et de brun Van Dyck. 

     Je vous laisse quelques rapides réalisations issues de cette inspiration chromatique, inspiration au sujet de laquelle je vous demande la plus grande discrétion….  

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Persevere diabolicum

     Il ne faut jamais, mais alors jamais, s’engager officiellement dans une gageure pseudo artistique, même pour faire plaisir, et encore moins par vantardise. Regardez ce cher Michelangelo : obligé de tagger pendant huit ans tout le plafond de la Sixtine, sous prétexte qu’il savait faire des crobars et qu’il voulait rendre service à un pape décorateur. J’ai commis la même erreur. Avec un peu moins de réussite, je dois l’admettre. Un soir de beuverie intempestive alors qu’avec des amis, nous fêtions dignement l’arrivée tant attendue d’un quatrième garçon au sein de leur famille, au lieu de rester coi, je me suis senti l’assurance d’un Maurice Utrillo au plus fort de son addiction et j’ai glissé à ma douce, future marraine du petit ange : ‘Tiens, je vais les peindre, y sont mignons, le grand costaud et le petit éveillé’.

     Mal m’en a pris. A la sueur de mon front ridé et sans jamais décalquer, j’ai bravement pondu diverses tentatives. Tentatives que j’ai présentées, comme le veut la tradition, à mon club de critiques artistiques en culottes courtes. La vérité sortant de la bouche de mes enfants, j’ai du multiplier les essais pour faire disparaître leurs moues dubitatives, leur haussement de sourcils et leurs sourires narquois. A la fin, devant un tel manque de compréhension, j’ai rageusement privé tout ce joli monde de télévision. Et là,  miracle. Je fais plus fort qu’un socialiste aux élections régionales. Ma dernière tentative est,  à l’unanimité, la bonne. Que voulez vous ? Les promesses éléctorales ça marche.

Première tentative :
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Il n’est pas beau ton fond rose et puis t’as raté le nez, non ?

Seconde tentative :
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Houlala, elle est en patate sa main et puis c’est quoi cet œil qu’est trop haut ?

Troisième tentative :
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Pffuuf… c’est bizarre, le menton il est tout drôle, la main c’est de pire en pire et ton bébé il n’a qu’une joue !

Quatrième et dernière :
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Super papa ! On peut jouer à l’ordinateur maintenant ?

     Comme nous sommes entre amis et que j’ai un peu déserté le monde virtuel, j’ai livré à vos judicieux commentaires ces pitoyables essais. J’exige cependant votre mansuétude, car comme disait Astérix, ‘Errare humanum est’. Pour le coup, ces réalisations sont extrêmement humaines; à la limite, comme disait Nietzsche, c’est ‘humain, trop humain’ . J’admets donc, du bout des lèvres, que le défi était, peut être, un peu au dessus de mes capacités. Ceci dit, puisque ‘persevere diabolicum’ j’ai décidé d’offrir la dernière version pour le baptême du bambin. De toute façon j’en ai au moins pour 4 ans avant qu’il ne lui pousse une conscience artistique…

Leçon n° 2 : Comme je dis toujours, il faut choisir des sujets simples…

Lundi matin

     Vous avez déjà connu les brumes du lundi matin ?

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(PS : je ne suis pas parvenu à contacter l’auteur de la superbe photo qui m’a plu au point de l’avoir honteusement copiée : http://www.zphoto.fr/pietje. Mais il semble que l’image soit libre de droits. Je le remercie grandement)

L’après

    Le neuf janvier, dans un article prétentieusement intitulé  »L’avant », je vous avais montré l’état de l’art (si j’ose dire) et je m’étais lancé un défi : être capable de faire mieux. Ce n’était pas trop compliqué mais, grâce aux judicieux conseils d’un artiste pédagogue (il y en a au moins un!), je pense avoir dépassé mes plus folles attentes. Bref, voici « L’après ». A vous de juger. 

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     Non, Franchement, il ressemble à un bébé, mon dessin, non ? Ok, ok, ce n’est pas encore Boticelli, mais quand même, « Y’a progrès », non ? Si, si, Y’a progrès ! (comme disent les Autrichiens), c’est moi qui décide, c’est vrai quoi ! Et puis, de toute façon, la maman du bambin va être contente et me faire un énorme bisou. Puis elle recopiera vingt fois, « Klaudandreson, il est trop fort ». Sinon, je ne lui donne pas ce croquis là. Non mais…  

     Quant aux autres visiteurs de passage. C’est un blog sérieux, ici, on ne plaisante pas avec la peinture, ni avec le dessin d’ailleurs (surtout d’ailleurs). Donc, cet « avant-après » là, n’est pas une publicité pour un régime amaigrissant ou un élargissement du pénis. (Ca ne marche pas, mais là, je vous ai rien dit..). Simplement, il existe des artistes talentueux qui savent patiemment expliquer et qui ont le conseil aussi juste que l’œil est professionnel. Alors, certes, l’élève est un génie masqué qui se dirige à grands pas vers une gloire picturale indiscutable, mais le professeur n’est pas mal non plus. Merci à Yann. http://www.lesacher.com/.

Le troisième oeil

     Le saviez-vous ? Nous avons assez d’espace entre nos yeux pour en loger un troisième, ni plus, ni moins. C’est une doctrine bouddhiste qui a fait ses preuves et que tout portraitiste se doit de respecter, sauf Picasso qui n’a jamais digéré son cours d’anatomie. De même, un nez ne doit jamais être plus long qu’un oeil et demi, sauf pour Modigliani qui était italien.  L’histoire du nez, je commence à la comprendre et j’ai arrêté de dessiner des personnages capables de s’enfoncer des cigares cubains dans les narines. Par contre, je persiste à exagérer l’écart entre mes globes oculaires et la patiente vigilance de mon professeur ne suffit pas à me faire rentrer dans le droit chemin. Voilà pourquoi, faire un portrait avec deux yeux ouverts semble être, pour le moment, hors de ma portée.  Je vais donc devoir me spécialiser dans les yeux clos, ce qui m’autorise quand même à dessiner des hommes politiques en séance de travail. J’aurai aussi la possibilité de croquer des profils, ce qui est toujours utile lorsqu’on envisage de reproduire des médailles romaines et des gravures égyptiennes. Deux exemples de mes progrès dans ce domaine.

       Avec son goût prononcé pour les vieux barbus, voilà ce qui serait arrivé si Georges Michael avait illustré la belle au bois dormant. 

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     Quant à savoir si le monsieur médite profondément ou s’il est définitivement passé de l’autre coté; comme dirait le bon Georges : « You’ve got to have faith… »  Sinon, je crois que ce stage me fait faire des progès, la preuve, voiçi Nelson Monfort sans ses cheveux :

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     Allez, peux mieux faire… Enfin j’espère.

Pendant….

    Comme promis, des nouvelles de mon stage de portrait avec Yann Lesacher.

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     Y’a encore du boulot mais ça avance, j’ai au moins réussi un oeil sur deux.

 

 

Cygnes d’étang

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Le cygne détend, c’est sûr.

 

 

 

Mouettes nantaises

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La mouette nantaise est toute petite. Si, si je vous assure. Et puis de toute façon c’est moi qui décide. Un point c’est tout.

Ô bouleau

    Tous mes remerciements à Yvan qui inspire tant d’entre nous. D’autres superbes photos là : (http://www.flickr.com/photos/lemeur/)

     Parfois, le dimanche matin, je m’isole dans les combles et je disparais. Normalement cela ne m’évite pas de participer aux tâches ménagères dominicales. Ce matin, lorsqu’une voix féminine m’a demandé de donner un coup de main à la préparation du repas, j’ai pu répondre à travers la maison. « Je termine mon bouleau et j’arrive. »

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     Je suis fourbe, non ?

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