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In vino veritas.

     J’ai une passion pour l’humour danois….Enfin, disons plutôt que dans le catalogue des bizarreries prétentieuses pour bloggeur bobo, il restait ça ou le théâtre No. Comme les masques me font peur et que les vieux messieurs déguisés en jeunes filles me perturbent, j’ai finalement opté pour les blaags nørdiques. Je suis très content de mon choix. En effet, il suffit d’observer l’aléatoire distribution de tréma et de ‘ø’ barré, le doublement récurent de certaines voyelles et le caractère répétitif des patronymes de leur équipe de football pour s’émerveiller du coté décalé de l’écriture danoise. On dirait le catalogue Ikea en un peu plus chantant.

     De l’humour danois, on connait surtout les caricatures de Mahomet, malheureusement elles n’ont pas fait l’unanimité ;  à la différence de leur plus grand comique, leur Coluche local, Monsieur Søren Aabye Kierkegaard. Si vous ne connaissait pas le pt’it Kiki, ainsi que le nommait ce farceur de Sartre, il suffit d’aller chez votre libraire, au rayon ‘comiques du monde’. Vous trouverez facilement ses œuvres complètes, aux éditions ‘bouquins’, elles sont juste après le très teuton Manu Kant et avant le majorquin barbu Ramon Llul. A ce propos, si vous croisez le kangourou ventripotent qui travaille au marketing de Robert Laffont, dites lui de ma part qu’un ‘bouquin’ est, à priori, un livre de poche et que nous n’avons pas tous hérité des pantalons de Carlos ! Mais passons…

     Pour allégrement vous bidønner, je vous invite à ouvrir le magnifique « stades sur le chemin de la vie » où  Søren compare avec truculence les qualités existentialistes du Vélodrome et de Maracana. Attardez-vous un instant sur la page 863 (sur 1311!), vous y lirez cette drolatique merveille « Chez l’homme, l’essentiel est l’essentiel, et ainsi toujours le même ; chez la femme, l’essentiel, c’est l’accidentel, et par la suite, l’inépuisable diversité ». Personnellement, à cette lecture j’ai arrêté définitivement de collectionner les tours Eiffel en allumettes pour me plonger dans le reste de ces si amusantes profondeurs. Et puis, comme le titre du chapitre s’appelle « in Vino Véritas » et que je parle Latin aussi bien qu’Astérix, j’en ai déduit que je pouvais rester aviné et misogyne sans que cela ne nuise à ma future renommée internationale. Elle est pas belle la vie !

     Ce joli titre et des vieilles poutres transformées en porte bouteille par un ami trop bricoleur pour assumer son coté artistique m’ont inspiré le dessin suivant.

invinoveritas.jpg

     Ce dessin devrait finir dans la cave de mon ami Hughes qui par son coté féminin aime les vins accidentialistes presque autant qu’un pakistanais raffole des produits du Danemark.

La vérité sur le minimalisme.

     Partons d’un premier exemple : ‘Hum….hum !’ On retrouve cette série d’onomatopées lourdes de sous-entendus dans ‘Guerre et Paix’ (Edition Folio classique tome 1 page 294), ouvrage mondialement connu pour la simplicité de son histoire et la froideur de ses rares personnages. ‘Hum, hum !’ Cette phrase sibylline fût prononcée par le Prince Nicolas Andréievitch Bolskonsky en Décembre 1805 pour marquer son désaccord devant l’absence de la princesse à sa table. A la différence des ‘hum, hum’ que prononçait Lady Chatterley sous les coups de boutoir d’un palefrenier compatissant, ces ‘Hum, hum’ là ont un sens profond. Ils créent un déséquilibre fascinant entre le patronyme du personnage, composé de 29 lettres élégamment distribuées et la concision de sa pensée. On comprend mieux pourquoi cette œuvre de Monsieur Tolstoï est considérée par certains spécialistes comme l’apogée de la littérature minimaliste russe. Elle a d’ailleurs laissé des traces profondes dans le comportement des soviétiques. Rappelons en effet que ces derniers, en signe de protestation, faisaient parfois ‘hum hum’ alors qu’ils embrassaient sur la bouche leurs élites bedonnantes et silencieuses……Il reste peut-être qu’un ‘hum !‘ unique aurait pu suffire et je me demande parfois pourquoi notre ami Léon a éprouvé le besoin de doubler.

         Prenons un autre digne représentant du minimalisme de la fin du XIXeme siècle, Monsieur Proust. Marcel Proust est essentiellement réputé pour l’usage d’une grammaire dénudée et une absence chronique de ponctuation. Dans ‘A la recherche du temps perdu’, on ne perd jamais le sien puisque l’on y trouve souvent de surprenantes perles minimales. Comme celle-ci, extraite de ‘Du coté de Chez Swann’, (édition folio page 256), elle émerge d’un court dialogue sur les vertus de l’intelligence. Dialogue qui oppose cette chère Odette au bon Swann devant tout un tas d’individus aussi recommandables que cultivés, cela donne, en version intégrale non sous-titrée, ceci :
                       
- Cette blague ! dit Odette
                        - Blague à tabac ? demanda le docteur. 
Ah ! Comme l’humour français est beau quand il est aussi concis, aussi précis et tellement délicat. Vraiment, la réputation de bon vivant du grand Marcel n’est pas surfaite……Il reste pourtant qu’un simple pet aurait suffit pour que le docteur fasse rire l’assemblé et je me demande parfois ce qui a retenu notre auteur de suggérer une flatulence sonore par un simple ‘prout’ tonitruant.

     Dernier exemple, dans la peinture celui là. Personnellement, je ne suis pas fan de M. Malévitch. Certes, il a fait en sorte qu’on oublie son prénom ridicule (Kasimir) en laissant à la postérité son carré blanc sur fond blanc. Mais, sous le fallacieux prétexte de mettre en évidence de discrètes différences de texture, son fameux monochrome n’en est pas un. Je vous invite à aller voir sur Wikipédia l’origine des deux pigments virginaux soigneusement choisis pour cette œuvre new yorkaise, vous comprendrez que son tableau cache un message politique douteux. En fait, c’est une allégorie sur l’impossible mélange entre le russe blanc (Malévtich) et le français de souche (Casimir). Moi, je trouve cela très snob, voire un peu xénophobe. C’est pourquoi j’ai démontré ci-dessus qu’il y avait des points communs entre Tolstoi et Proust. Et pour prouver que le mélange est possible, j’aurais tout aussi bien pu décrire d’autres similitudes flagrantes entre un dinosaure orange et Vladimir Poutine… Pour cette peinture, il reste quand même qu’un seul blanc aurait suffi et je me demande parfois ce que cela aurait donné si Malévitch avait été trop pauvre pour s’offrir deux tubes de blanc différents.

     Ainsi, mes réflexions sur le minimalisme sont donc toujours accompagnées d’un doute. Usain Bolt, minimaliste chronophage, ne serait-il pas un marathonien raté. Le drapeau japonais, si joli rond rouge représente t-il un soleil couchant plutôt que levant ? Pourquoi 4 poms dans la 5eme de Beethoven ?  Pourquoi trois pyramides :  n’eût-il pas été plus simple d’empiler tous ces cailloux en un seul tas ? Et pourquoi G-orges P-rr-c s’est-il arrêté en si bon chemin, lui qui avait déjà réussi à éliminer une voyelle dans ‘la disparition’.

     Au, final je dois bien avouer que si j’aime faire des dessins minimalistes c’est un peu par goût mais beaucoup pour d’autres raisons. D’abord cela cache les limites de mes dons artistiques, ensuite, c’est beaucoup plus rapide et enfin ca à l’air tellement plus intelligent. Il n’y a qu’à voir le chef d’œuvre ci-dessous.

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     Bref, la vérité sur le minimalisme : c’est l’expression de fainéants prétentieux peu doués. Mais j’assume… na!

Romantisme et banc public.

     Je n’aime pas le Romantisme. Ni le premier, l’original, celui que l’on trouvait dans la poésie des jeunes allemands. Ceux-ci rêvaient de blondasses diaphanes et finissaient par transformer leurs désirs charnels inassouvis en actes aussi irrémédiables qu’imbéciles. Ni le suivant, porté par des peintres moins déprimés que britanniques. Ceux-là ont noyé de mièvre sensiblerie leurs pulsions hormonales sans avoir le courage de leur discours. Ni le troisième, celui où s’est exprimé le sentimentalisme des génies français. Ces derniers ont perverti leurs talents en  exagérant à outrance leurs sautes d’humeur, au point de devenir les incontestés champions du monde du nombrilisme.

     Ceci étant dit,  c’est l’automne en Bretagne et ailleurs (d’ailleurs). Le retour de la pluie, au lieu de trouver en moi une simple indifférence, a suscité une baisse de moral.  Voilà pourquoi, au lieu de simplement ressortir mon parapluie, j’ai décidé de me laisser aller en exprimant la plénitude de ma peine, l’étendue de ma passion et l’immensité mélancolique de mon malheur humide.  J’ai donc transformé mon agacement au sujet de la perte de mon pinceau en une douleur insupportable, quasi mystique. Puis j’ai vu dans la fin d’Interville un besoin de vachette que Secret Story a bien du mal à combler. Et enfin, j’ai écouté, dans le noir d’une chambre vide, l’intégrale des chansons de Mylène Farmer en pensant au temps qui passe et qui fane les roses. Alors, dans le brouillard naissant d’un torrent de larmes j’ai pu pondre une splendeur littéraire tellement lyrique qu’elle pourra sûrement faire de l’ombre à M. De Vigny.

     La voilà, illustrée par mes soins appliqués :

solitairechou.jpg

     L’homme était sur le banc
     Le front vers ses deux pieds
     Et dans le soir tombant
     L’homme était résigné

Il chantait aux pigeons une chanson sans âge
Où il était question d’une ville noircie
Craquelée morcelée et d’une rue sans vie,
Silencieusement par les rats envahie
     Il ne reconnait pas
     Sa maison d’autrefois

Il criait aux pigeons une trop vieille rage
Qu’il semblait déverser sur ceux-là qu’il savait
Gras de trop d’abondance et si bien abrités
Derrière leurs regards lourds et leurs sourires crispés.
     Il ne reconnait plus
     Les frères qu’il a connu.

Il hurlait aux pigeons dans un autre langage
L’histoire de cette femme qu’il ne revit jamais
Mais dont il rêve encore, en fantôme hébété
Sans but et sans remord, par le métro craché.
     Et sans cesse il attend 
     Son bel amour d’avant.

Il se retrouve ici, au-delà de ses pleurs
Amer déçu, cynique, pauvre marin rêveur
     Sans envie de tempête,
     Sans espoir de conquête.

Alors il reste assis, solitaire échoué.

     Je rajoute pour conclure cette magnifique citation de Cioran dont les œuvres sont à la litérature enfantine ce qu’est le requiem de Mozart pour un DJ de banlieu : « Rater sa vie c’est accéder à la poésie sans le support du talent ».

Vernissage (Yann Lesacher).

    Aujourd’hui, mon premier vernissage. Pas d’affolement, il ne s’agit pas de la première présentation de mes merveilles au grand public ; non, c’est la première fois où moi, Klaudandreson, j’allais voir l’exposition d’un vrai peintre.

    J’avoue que j’étais un peu inquiet. Je m’imaginais un lieu high-tech où de jeunes loups efféminés laissent tremper leurs catogans dans des flutes de champagne rosé alors que des dames siliconées embrassent bruyamment, en l’appelant « mon chéri », un artiste qui se souhaite maudit. Artiste dont le regard noir, assorti à sa tenue, afficherait pour ses mécènes un dédain aussi hautain que la profondeur de ses œuvres.

     J’avais d’ailleurs, pour l’occasion fait preuve d’une coordination vestimentaire suffisamment rare pour que ma femme le remarque et s’en étonne. En effet, mes chaussures étaient de la même couleur que mon pull : un joli bleu ciel en hommage discret à l’olympique de Marseille. Et bien non, rien de tout cela : pas de silicone ni de catogan. Juste des gens qui s’intéressent plus aux tableaux qu’aux tartines de rillettes. Donc c’était fort sympathique, comme on dit dans le 8eme. En plus, je n’ai regretté ni mes tongues, ni mon marcel puisqu’il y avait un peu de vent sur la côte ce samedi.  

     Il faut dire que j’avais choisi Yann Lesacher parce qu’il est simple, drôle et puis parce qu’il peint super, mais alors super bien. Tellement que j’aime ce qu’il fait que j’ai pas trouvé d’adverbe pour aller au-delà de « super bien ». J’ai eu le plaisir de discuter longuement avec l’Artiste lui-même et j’ai même eu le droit de boire un coup de champagne (normal, pas rosé). J’étais vachement fier. Et là par contre, j’insiste sur l’adverbe « vachement », il est bien trouvé, vu l’amour que le monsieur porte aux bovidé(e)s.   

     Pour la petite histoire : parce que j’en avais envie depuis que je traine sur la toile (the webe) autour des siennes (de toiles), j’ai pu rapporter à la maison une splendide aquarelle d’un chat au regard vif. (Notez que splendide c’est déjà mieux que super bien). Evidement, dès mon retour, mes filles se sont extasiées devant mes progrès. Il faut dire que j’avais omis de les informer que cet animal n’était pas de moi et que j’avais choisi, à dessein,  une œuvre non encadrée. Je sais c’est fourbe, mais pour une fois que je peux profiter de la vérité qui sort de la bouche de mes enfants.

     Mon épouse, qui malgré ses efforts n’arrive toujours pas à échapper au moindre de mes croquis a quant à elle,  vite vu la supercherie. D’ailleurs, elle a commencé par faire « Waoouh ». A quoi j’ai rétorqué, avec l’humour qui me caractérise, que ses aboiements allaient faire peur au chat. C’est alors que dans un silence de cathédrale et après avoir bien observé ce chef d’œuvre elle a conclu, le plus naturellement du monde : « Ce genre de talent c’est la preuve que Dieu existe ! ».

     Mince !  Qu’elle utilise l’aquarelle pour raffermir ma foi, je veux bien mais qu’elle trouve là, tout de suite, un truc qui dépasse mon « super bien », ça m’a démoralisé ! Donc, c’est décidé je renonce à ma reconversion, je ne serai pas critique d’art. C’est pourquoi sans plus d’autres préambules, je vous invite  à aller voir son mon chat   et surtout de passer du temps sur le blog de Yal.

     Quant à toi, Monsieur Lesacher, qui as ruiné mon plan de carrière et pris la plus haute place dans la pyramide artistique familiale : celle que je visais, juste au-dessus d’Egon Schiele ;  et bien saches que pour me venger j’ai décidé d’appeler ce chat « Médor« .    Et Toc….

PS (13/09) : Le temps se prêtait toutefois à quelques photos pour une marinade:

pleneuf.jpg

 

Digression sur l’art du portrait.

     Le premier qui ose me dire que le portrait c’est facile, je le force à s’extasier devant ce que je ferai de son visage. C’est simple, la dernière qui m’a dit cela était un gentil professeur de dessin, probablement très compétent, … elle…. Aujourd’hui, il suffit de voir ci-dessous ce qu’il est advenu d’une photo de sa petite fille pour se rendre compte d’une série d’évidentes lapalissades (sic) :

  petitefille.jpg

1/ Je suis très cruel avec les enfants. Surtout ceux des autres. En effet m’étant rendu compte dès la phase « dessin » que la machoire allait donner à cette jolie jeune fille, l’allure d’un petit singe hyper prognathe je me suis quand-même entêté à finir. C’est un secret que je vous livre mais j’avais l’espoir qu’une coloration réussie me sauve du désastre. Disons, un peu comme notre premier ministre qui refuse que ses tempes ne ressemblent à celles de Georges Clooney.

2/ Ca doit être dur d’enseigner le dessin. Figurez-vous, qu’à la vue du résultat, mon professeur, au lieu d’immédiatement me demander de déchirer cette pathétique tentative, s’est bornée à sourire d’un air entendu. Elle a même convenu qu’il y avait des endroits plutôt réussis. Une telle abnégation devant la systématique destruction des traits de sa descendance m’a laisse muet d’admiration. D’ailleurs, je suis longtemps resté penché sur mon ouvrage à la recherche de ces zones mystérieuses qui lui avaient tant plu. Jusqu’à ce jour, je n’ose lui demander plus de précisions, j’ai peur qu’elle ne pointe autre chose que les plis de la robe dont je suis assez fier.

3/ Le ridicule ne tue pas. J’en veux pour preuve le fait que 6 mois plus tard je sois encore vivant et que j’offre aux critiques artistiques du web le tragique résultat d’un labeur  obstiné. A ce propos, sachez que pour vous donner du courage et vous inciter à continuer la visite de mon musée personnel, j’ai lu quelques passages du Zarathoustra de Nietzche à la recherche d’un fameux « ce qui ne te tue pas te rend plus fort ». Si, si, je ne plaisante pas !  J’avais l’intention d’illustrer le passage en question. Pas de chance. D’un coté, je sais parfaitement imiter l’éternuement d’un éléphant cacochyme il m’est donc facile d’associer ces deux patronymes : Zarastchroufdenitechheuh… D’un autre coté, j’ai beau faire, il m’est impossible de pénétrer dans les méandres d’une syntaxe germanico-amphétaminée sans avoir envie d’envahir la Pologne ou sans pouffer de rire comme un polytechnicien devant la météo marine.

            Mais je m’éloigne, je m’éloigne…. Bref, Tout ça pour expliquer pourquoi, afin de célébrer les dix ans d’union de mon cousin, au lieu de lui infliger un portrait raté de sa charmante femme ; portrait qui, s’il le voyait chaque matin, aurait pu mettre en péril la pérennité de son couple ou anéantir à jamais son envie de progéniture, je me suis contenté de la décoration de table.  Au pire, ces deux tourtereaux verront dans cette composition, une allégorie aux trois petits cochons puisque j’ai réussi à regrouper de la paille, du bois et de la pierre. 

  _10 ans 

     Ceci dit, très bon anniversaire mes p’tit loups.

Première commande religieuse.

     Oyez, Oyez… Roulez tambour et résonnez musette !! Ce dimanche sera à marquer d’une pierre blanche car  j’ai pu honorer ma première commande.

     Emporté par l’élan de mon blog, j’ai passé la matinée à quémander de manière subtile les félicitations de mon épouse qui a fini par me trouver, en échange d’un peu de repos, le talent conjugué de Matisse et Bill Gates . En début d’après midi, bien décidée à jardiner en paix, elle m’a demandé un tableau pour offrir à notre prêtre qui avait donné ce dimanche sa dernière messe. Il s’en est fallu de peu que je me prenne pour un italien renaissant devant la commande d’un quelconque Borgia.

     Elle souhaitait que je reproduise cette jolie croix en fer forgée que nous avions vu en Savoie. J’ai eu beau objecter que Le Titien ne se laissait pas guider dans ses inspirations et que notre prêtre n’aurait que faire des montagnes alpines, lui qui est presque aussi Breton que Bécassine.  Elle m’a souri d’un air entendu : « tu vas trouver ! ». Comment résister à ma muse ?

     Quoi qu’il en soit j’ai mélangé la croix avec, en arrière plan, un petit village maritime et le tour est joué. 

Croix de Asvoie égarée en Bretagne 

     Je ne sais pas si cette merveille me vaudra une place en paradis mais en tous les cas, les mauvaises herbes de notre allée ont disparu sans aucun effort de ma part.

Les oubliés.

     Je viens de retrouver un carnet de croquis dont j’ai réussi à extraire quatre ajouts.

     Tout d’abord, une orientale de plus. Peut-être ne le saviez vous pas mais, en 1856, les frères Daltons se sont mariés avec quatre jeunes nippones dont on n’a jamais vu le visage. La seule photographie existante est en noir et blanc, je l’ai reproduite et coloriée ci-dessous. Un jour, il faudra quand même que j’apprenne à ne pas dépasser.

Quatre Nippones 

     Puis une intestinale. Il s’agit d’un exercice sur les reflets. Les poivrons et la bassine à soupe ont été nettoyés pour l’occasion, en revanche le couteau lui était terne. Mes talents culinaires étant inexistants, je ne garanti pas que l’on puisse réellement faire une soupe avec les ingrédients artificiellement réunis au nom de l’art.

poivrons.jpg 

     Suivi d’une minimaliste. Copie arrangée d’une photo prise dans un magasine. J’ai pompeusement intitulé le résultat « 40 jours » en référence au premier Paris Dakar à pied. Si je suis satisfait de la silhouette, j’ai appris depuis que les ombres ne sont pas vraiment grises.

40jours.jpg 

     Enfin une petite immorale. Il s’agit d’une statue d’un parc parisien que j’ai reproduite d’après photo. Vous conviendrez avec moi qu’il est plus facile de faire confiance aux sculpteurs du XIXeme siècle pour respecter les proportions que de figer un breton dans son plus simple appareil. Le titre est  « désespérante anatomie » car à en juger par l’attitude du monsieur, il ne semble pas totalement satisfait de ses attributs. Bien évidement,  je dirais que le froid du Luxembourg peut lui servir d’excuse, en revanche, moi, j’ai un peu raté son bras gauche et j’étais bien au chaud.

dsespranteanatomie.jpg 

 

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